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lundi 10 décembre 2012

La responsabilité sociétale des entreprises (ou RSE)



Parlons d’un cours à l’INSEEC pour les élèves en Management A… Un cours sur la Responsabilité Sociale/Sociétale des Entreprises (RSE), traduisible en anglais par l’expression « Corporate Social Responsability » (CSR).

La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) est la contribution des entreprises aux enjeux du développement durable.
Il s’agit, pour les entreprises, de prendre en compte les impacts sociaux et environnementaux de leur activité, et ce afin d’adopter les meilleures pratiques possibles et de contribuer ainsi à l’amélioration de la société et à la protection de l’environnement.
La RSE permet ainsi d’associer logique économique, responsabilité sociale et écoresponsabilité.
La RSE a fait l’objet de discussions lors de la table ronde du Grenelle Environnement consacrée à la gouvernance. Un comité opérationnel a travaillé sur le thème « entreprises et RSE » au cours de l’hiver 2008 et ses propositions sont à l’origine de programmes d’actions. Il s’agit notamment de développer l’information sociale et environnementale communiquée par les entreprises à l’attention de leurs parties prenantes (actionnaires, salariés, ONG, riverains, etc.) ou encore de soutenir le développement de « labels » permettant de reconnaître les  bonnes pratiques sociales et environnementales des entreprises.

En Europe, seuls le Danemark et la France ont fait de la responsabilité sociétale des entreprises un objet de réglementation, sortant ainsi de la soft law à laquelle elle appartient quasi généralement.

De plus en plus d’entreprises reconnaissent leur responsabilité sociale et environnementale. Leurs démarches sont encouragées aux niveaux international, communautaire et national. Au niveau international, l’OCDE promeut des principes directeurs à l’intention des entreprises multinationales (1976, révisés en 2011), et la norme ISO 26000 sur la responsabilité sociétale des organisations (nov. 2010), a été créée. Au niveau communautaire, le livre vert sur la RSE a été publié le 18 juillet 2001. Au niveau national, la RSE est identifiée comme un moyen privilégié pour inviter les entreprises à participer à la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement durable.

samedi 21 avril 2012

Quand l’amour du naturel devient l’amour au naturel.


Etre végétarien ou végétalien, être végane c’est mieux ! Ou en tout cas c’est « plus sain ». Les adeptes du véganismes réprouvent toute consommation ou achat de produit issu d’animaux ou testés sur eux. Ainsi pas de cuir ou de fourrures pour les véganes. Mais ce n’est pas tout, un grand nombre de produits leurs sont ainsi interdits notamment tous ceux relevant de la sphère du sex-shop d’ordinaire peu attentifs à l’origine de ses produits.

C’est là qu’intervient cette idée hallucinante visant à concilier amour de la chair et amour de la cause animal. L’ouverture d’un sex-shop 100% bio. Il n’y a qu’à Berlin que cette idée pouvait prendre forme. Dans la capitale d’un pays comptant près d’un demi-million de véganes, la niche était toute trouvée. Et à la question « comment pimenter son activité sexuelle sans enfreindre ses principes » ? Les propriétaires du sex-shop ont trouvé une réponse. Ils apposent à côté des accessoires sexuels un petit écriteau précisant les produits vendus ici sont dépourvus de toute matière animale. Du fouet en pneu de vélo recyclé au vibromasseur en  silicone écolo en passant par le lubrifiant biologique, on peut trouver de tout. Passant par des producteurs locaux plutôt que par de grandes entreprises implantées en Chine, ce sex-shop a fait le choix du qualitatif et contrôle ses produits aussi scrupuleusement que s’il s’agissait de nourriture.

A travers cet exemple c’est une nouvelle preuve de la prise de conscience qui se déroule au sein de nos sociétés modernes. La question de la provenance des produits et de ce qu’ils contiennent est posée de plus en plus. On souhaite non seulement pouvoir manger sainement (la création d’un label bio répondait à cette demande) mais on souhaite aussi pouvoir accéder aux fantaisies sexuelles sans risquer d’enfreindre son code de conduite. Le bio aujourd’hui ce n’est plus seulement de l’alimentaire. Alors qu’attendez vous pour offrir à votre chère et tendre son première lubrifiant bio garanti sans allergènes ou produits chimiques ?

mardi 17 avril 2012

L'écologie : la nature d'abord ?

L'écologie, terme inventé en 1866 par le biologiste allemand Ernst Haeckel, est une science qui a pour objet l'étude des relations entre les êtres vivants et leur environnement, en fait l'écologie prend en compte l'action de l'homme sur son environnement afin d'en limiter les conséquences négatives et destructrices : pollution, effet de serre, réchauffement de la planète, déforestation ...

On a 2 types d’enjeux, certains concernent l’environnement et d’autres la sphère sociale :

Pour l'environnement, il s'agit de remédier aux excès du mode de consommation et de développement (le modèle est caractérisé par une très forte industrialisation)

L’autre élément concerne la sphère sociale, elle est fondée sur une constatation la situation d’un nombre non négligeable de la population qui vit dans des conditions d’extrême pauvreté et que l’écart entre les plus riches et les plus pauvres se creuse.

En France :les pouvoirs publics encouragent le Développement durable :

- Charte de l’environnement : impose des droits et devoirs en matière d’environnement
- On va considérer l’environnement en tant que patrimoine commun

On assiste également à l’émergence du commerce équitable et éthique :

La mondialisation crée un nouveau contexte économique et commercial entre pays nord et sud. Cela implique une nouvelle organisation du commerce qui conduit les entreprises et les consommateurs à prendre de nouvelles responsabilités.

Ces nouveaux modes de consommation sont accentués par la prise de conscience croissante des consommateurs qui souhaitent agir, dans leur acte quotidien en faveur d’un commerce international respectueux des droits humains et de l’environnement.

On a vu que l’écologie aujourd’hui se situait dans un ensemble plus grand qui est le développement durable qui traite aussi bien de l’écologie, de l’économie et de l’humaine. On peut donc dire qu’au sens général, l’écologie d’aujourd’hui s’adapte et elle s’oriente plutôt vers l’homme : l’homme d’abord et son bien-être.

Cela nous amène à parler du concept d’écologie politique qui s’est surtout développé dans les années 70. C'est un courant politique issu de la transformation de certains mouvements associatifs prônant la protection de la nature en partis politiques formulant un projet de société global. Les acteurs de l’écologie politique insistent sur la prise en compte des enjeux écologiques dans l'action politique et dans l'organisation sociale.

L’écologie politique souhaite mettre au centre du débat politique le citoyen. En effet, elle souhaite une prise de conscience des conséquences de l’activité humaine sur notre environnement. Cela passe par la remise en cause de la société de consommation, une remise en question de l’interaction entre l’homme et la nature. Elle s’occupe également des problèmes humains, sociaux et sociétaux. Par exemple, le programme présidentiel d’Eva Joly pour 2012 veut donner la priorité aux quartiers populaires, à l’éducation, la protection des services publics, la parité homme-femme, lutte contre les discriminations, le mariage homosexuel entre autres.

Ainsi, l'écologie, ce n'est plus la nature d'abord :  elle tient compte de l’environnement économique du monde et cherche à apporter des solutions.

Questions environnementales : sommet de la terre à Rio en 1992, la conférence de Copenhague en 2009 sur le climat, ou bien la conférence de Durban en Afrique du Sud qui s’est déroulé à la fin de l’année 2011.Objectif : limiter une nouvelle fois le réchauffement climatique par la limitation des gaz à effet de serre.

Cependant, le fait que l’écologie semble s’orienter plus vers le social provoque quelques divisions parmi les écologistes. Division entre l’écologie fondamentaliste : la Nature avant tout, et l’écologie politique : maîtrise de l’environnement, de nos actions, et des csq de nos actions sur l’environnement et nous même. Cpt : écologie fondamentaliste minoritaire.

Division au sein de l’écologie politique : il existe différentes tendances en France. Certains politiques engagés dans l’écologie vont privilégier le social, d’autres à la sensibilisation des industries au respect de l’environnement. Des écolos côté de Jean Luc Mélanchon : Martine Billard, du côté du centre Modem : Corinne Lepage, qui se présente aux présidentielles : Cap 21, Natalie Kosciusko-Morizet, du côté de l’écologie de droite : qui était ministre de l’écologie, porte parole de Nicolas Sarkozy pdt la campagne.

A se rapprocher trop des problèmes humains, sociaux, sociétaux : on peut associer le partie écologique comme proche du parti socialiste alors qu’au départ ce parti se définissait comme différent de la gauche et de la droite.

Autre problème : à vouloir étendre leur préoccupation sur l’économie, on peut également se poser la question de la crédibilité de l’écologie politique dans le domaine économique en particulier. Dans le cadre de l'élection présidentielle française a été présenté le budget du programme présidentiel d’Europe-Ecologie les Vert, réalisé par 4 économistes de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Or sur les 4, 3 démentent avoir écrit le rapport, le seul ayant écrit est un militant du parti ce qui pose un nouveau doute sur la crédibilité et la possibilité du EELV a nous sortir de la crise actuelle.

lundi 16 avril 2012

dimanche 11 mars 2012

T’as de beaux yeux, tu sais…

Le 18 février dernier, le public découvrait, émerveillé, les deux pandas géants, Huan Huan et Yuan Zi, « prêtés » à la France par la Chine, pour une durée de dix ans, récemment installés au zoo de Beauval.

C’est pour nous l’occasion de nous pencher sur les deux points suivants : tout d’abord, la situation de la population de pandas en Chine (combien sont-ils ? comment vont-ils ?) puis quoi penser de la détention d’animaux sauvages en captivité.

Il existe deux « races » de pandas : le panda géant et le petit panda.

Le panda géant (noir et blanc) ne vit que dans les régions montagneuses du centre de la Chine. Avec seulement 1 600 spécimens, le panda géant est une espèce en voie d’extinction pour plusieurs raisons : la diminution du nombre de forêts, qui constituent son habitat naturel et sa nourriture (bambou) ainsi que le braconnage…

Cependant, les autorités locales chinoises, qui respectent et œuvrent pour la protection de cet animal, ont prévu la création d’une trentaine de réserves naturelles ainsi que l’augmentation du nombre de gardes formés à la lutte contre le braconnage.

Le petit panda ou panda roux, qui a d’ailleurs inspiré le nom du célèbre moteur de recherche Firefox, vit dans la région de l’Himalaya et en Chine méridionale. Injustement moins populaire que son cousin, il ne fait malheureusement pas l’objet d’une protection aussi accrue alors que son effectif ne cesse, lui aussi, de diminuer, l’espèce étant également considérée en voie d’extinction…

Que faire, concrètement, pour favoriser la sauvegarde des pandas ?

è Apporter son soutien (manifestations, dons…) à des associations de protection des animaux sauvages d’envergure internationale telles que WWF

Les pandas géants, récemment accueillis en France, sont installés au zoo de Beauval… Les zoos représentent-ils une activité à encourager, eu égard au bien-être animal ?

                Même s’il est indéniable qu’un animal sauvage est fait pour vivre en liberté, l’intensité des activités humaines ne cessent de rogner l’habitat naturel de ces animaux, favorisant ainsi la détention d’espèces sauvages en captivité, afin d’assurer leur pérennité et la sensibilisation du public à leur protection.

                Les réserves naturelles sont, de loin, la meilleure alternative à ce retranchement des animaux sauvages, ceux-ci conservant leur environnement naturel, bien que sur une parcelle limitée.

                Les réserves naturelles n’étant pas forcément accessibles au plus grand nombre, les parcs animaliers, zoos et aquariums ont l’avantage de permettre une sensibilisation de la population à plus grande échelle, ce qui est louable, dans la mesure où les infrastructures offrent des enclos / bassins suffisamment grands et où des soins sont prodigués régulièrement aux animaux, afin d’assurer leur confort.

                Par contre, les cirques et les delphinariums sont à proscrire catégoriquement car les animaux y sont tournés en ridicule pour un plaisir humain malsain. En effet, en plus d’être souvent battus, les animaux de cirque sont transportés dans des cages minuscules et insalubres (pas d’évacuation des excréments) et proportionnellement à la taille des mammifères, les bassins des delphinariums ne sont guère plus grands…

En conclusion…

Activités
Je consomme ?
Réserves naturelles
OUI
Parcs animaliers
Oui mais…
Zoos
Oui mais…
Aquariums
Oui mais…
Cirques
NON
Delphinariums
NON

Parce qu’un mode de consommation différent est un engagement décisif dans la protection des animaux…

jeudi 8 mars 2012

Le Greenwashing




Qu'est ce que le Greenwashing ?

Les images ainsi que les photos des publicités concernées représentent des paysages naturels et préservés, ainsi que des animaux sauvages. Il n’existe pas de généralité, bien sûr, mais globalement plus le produit vanté est polluant, plus le greenwashing peut être présent, à titre de compensation. De ce fait, l’industrie automobile abuse du greenwashing en mettant en avant une consommation et des émissions faibles, l’utilisation de matériaux recyclés, de biocarburants…

Ces images incitent le consommateur à associer le produit mis en vente avec la protection de la faune et de la flore même si le produit en question ne dispose d’aucun caractère écologique propre. D’ailleurs le simple fait de montrer ces images et d’employer des mots clefs tels que « éco » ou « durablement » nous rappellent les enjeux écologiques actuels et le consommateur fait implicitement l’association sans que le publicitaire parle d’écologie.

Une marque qui fait du greenwashing suggère que ses produits sont bénéfiques pour l’environnement, ou tout du moins que l’entreprise fait des efforts en ce sens, alors que ce n’est pas le cas. Ainsi seul le consomm’ acteur le plus avisé saura faire la différence entre les marques et choisir le bon produit. Le consommateur traditionnel quand à lui aura tendance, malgré toutes ses bonnes intentions à choisir une marque traditionnelle qui aura pratiqué le greenwashing qu’une marque réellement impliqué dans la préservation de l’environnement.

On peut donc dire que le greenwashing a un impact négatif sur les choix du consommateur et sur la bonne santé des entreprises les plus engagées écologiquement qui doivent faire face à des coûts de productions plus importants que les autres et qui comptent beaucoup sur la communication.

Quelles solutions pour le consommateur ?

Le consommateur doit rester vigilant quant aux « sirènes vertes » des publicités de produits potentiellement polluants. Il lui incombe de s’informer au maximum sur les produits qu’il consomme. Toute publicité qui utilise des arguments douteux ou invérifiables doit l’alerter.
Face à publicité mensongère ou tout du moins inexacte, des sites vous permettent de porter plainte pour faire cesser ces pratiques. Il est également important de prêter attention aux labels officiels.




Etienne Roumane

dimanche 4 mars 2012

Quand la crise financière menace l'environnement.


La crise financière a encore fait une victime. En ces temps de disette financière, la ville d’Elche a décidé de fermer la prestigieuse institution Pheonix. 

mercredi 29 février 2012

" Sauver l'Eau "

La consommation de l'eau a été multipliée par dix depuis 1900, et beaucoup de régions atteignent les limites de leur approvisionnement. L'UNESCO a prévu qu'en 2020 l'eau sera un problème mondial sérieux.

Peut-on vivre prochainement une guerre de l'eau ?

Si la rareté de plus en plus importante de l’eau est source de tension, le risque que ces tensions dégénèrent de manière violente reste à nuancer.

dimanche 26 février 2012

Monsanto responsable !


Ce Lundi 13 février Monsanto, le géant américain des OGM, a pour la première fois en France été jugé responsable d’une intoxication à l’herbicide d’un agriculteur français. En reconnaissant ainsi le préjudice subi la cour permet d’espérer des dommages et intérêts et ainsi de porter atteinte directement aux comptes de Monstanto.

samedi 17 décembre 2011

Fukushima, c'est terminé ?


Yoshido Noda, le premier ministre du Japon a annoncé vendredi 16 Novembre l'arrêt à froid des réacteurs.

dimanche 11 décembre 2011

Conférence de Durban sur le changement climatique : le bilan

Après deux semaines de négociations  sur le climat à Durban (Afrique du Sud), les 190 pays participants se sont mis d’accord pour un pacte sur le climat.  Même si ce sommet s’est déroulé dans une indifférence quasi générale, il était essentiel de terminer sur un accord, la crise climatique s’intensifiant chaque jour.
En effet, il y a tout juste deux ans s’est déroulé le sommet de Copenhague, où les plus grandes puissances étaient réunies pour parler de la crise climatique, véritable enjeu du XXIème siècle. Hélas, ce sommet si attendu n’a produit quasiment rien. L’Europe divisée n’a rien pu faire face aux géants américains et chinois.
Il convient alors de regarder les enjeux des négociations de Durban, de faire le bilan de cette conférence et enfin réfléchir  à  “l’après Durban”.

Les enjeux
L'objectif est de limiter le réchauffement climatique et de limiter l’augmentation de température à deux degrés Celsius par rapport aux températures du XIXe siècle. Au delà d’une augmentation supérieure à 2 degrés, les scientifiques nous préviennent que nous nous exposons à de graves perturbations du climat et de graves conséquences sur la terre contre lesquelles il ne sera plus possible de lutter (pour en savoir plus, lisez notre article Catastrophes naturelles en série: le réchauffement climatique en cause). En effet, si rien ne change, nous sommes en route pour une augmentation de 3 à 6 degrés. Ajouter six degrés en moyenne, en fonction de latitudes, c’est en ajouter dix ou vingt degrés selon les pays.  Ceci impliquera l’augmentation du niveau des océans de plusieurs mètres, des populations déplacées par des catastrophes climatiques dans des proportions imprévisibles, sans oublier une menace pour la sécurité alimentaire pour des millions de personnes. Bref, laissons les futures générations s’en occuper, notre triple A est en plus mauvaise santé que notre planète.

Le protocole de Kyoto s’arrêtant normalement d’ici la fin de l’année, l’un des enjeux de ces négociations est de le prolonger. Cet accord, pour être vraiment efficace, doit impliquer les principales économies mondiales à diviser par deux leurs émissions de gaz à effets de serre d'ici à 2050. L’Europe a fait le premier pas en voulant appliquer ce prolongement si la communauté internationale s'attelle dans le même temps à un nouvel accord, juridiquement contraignant.

Cependant, la lutte contre le réchauffement climatique requiert des efforts financiers, autre thème abordé lors des négociations à Durban.  Déjà, l'Union européenne a tenu ses promesses et a versé plus de 4,6 milliards d'euros depuis 2010 pour financer la lutte contre le changement climatique dans les pays en développement.  Lors de la présidence française du G20, l’instauration d’une taxe sur les transactions financières était l’une des priorités. La conférence de Durban va-t-elle permettre de trouver de nouvelles alternatives ?  


L’heure du bilan

Les 190 pays se sont mis d’accord sur une feuille de route à suivre, tous ensemble, afin de discuter d’un accord en 2015, qui devrait entrer en vigueur d’ici 2020. Les termes de l’accord sont vagues ("un protocole, un autre instrument légal ou une solution concertée ayant une force légale") afin de répondre aux vives contestations de l’Inde.  D’ici là, le protocole de Kyoto sera prolongé. On rappelle que les États-Unis n’ont toujours pas ratifié ce traité, donc aucune contrainte de leur côté.
Les négociations n’ont pas pu répondre à la question d’un pacte climatique, trop contraignant pour les pays voulant se développer tout en polluant de plus en plus. Et l'accord ne s'accompagne pas non plus d'une hausse du niveau des promesses des pays pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, qui sont actuellement insuffisantes pour contenir le réchauffement climatique sous le seuil des 2°C.

Le bilan de ces négociations est donc assez décevant, un “strict minimum” pourrait-on dire.  Pour l’ONG Oxfam, on laisse "le monde se diriger comme un somnambule vers un réchauffement de 4°C".
Sébastien Blavier du Réseau Action Climat (RAC-F) ajoute : « Au petit matin, quelques pays dont l’Europe, l’Inde, la Chine et les Etats-Unis ont bâclé, sur un coin de table, la formulation juridique d’un accord mondial engageant tous les pays. Les artisans de ce résultat atterrant sont bien connus. En tête de file, les Etats-Unis ont déployé toute leur énergie à bloquer le processus » […] « Ils ont réussi à obtenir des portes de sortie et à rendre le processus inopérant et non contraignant »

Les négociations ont cependant permis la mise en place d’un Fonds Vert qui permettra aux Pays en Développement de faire face au changement climatique. Reste la question du financement de ce fonds. Pendant les négociations de Copenhague, il avait été décidé que  les pays industrialisés verseraient 100 milliards de dollars par an à ce fonds, qu’en est-il aujourd’hui ?


L'après Durban

Après les négociations de Durban, on voit bien que la crise économique actuelle ne doit pas masquer l’engagement de réductions de nos émissions de gaz à effet de serre. De plus, une politique maîtrisée de lutte contre les changements climatiques, d'adaptation des territoires et de transition pour nos villes et nos économies peut être créatrice d'emplois et porteuse d'une nouvelle prospérité.
Il est aussi essentiel de faire le choix d’une justice environnementale : refuser que la fracture écologique soit source de nouvelle misères et de nouveaux conflits, par exemple en offrant une véritable protection aux réfugiés climatiques. Cette justice climatique doit être au cœur de ce changement de civilisation, être moteur d’une nouvelle justice sociale, qui ne doit pas faire peser aux plus démunis la nécessaire mutation énergétique.

Concernant le financement, on peut également penser à l'instauration d'un prix du carbone sur les émissions du transport maritime et aérien international ou encore le développement des marchés carbone, comme le font ou l'envisagent la Chine, l'Inde, ou l'Australie. C'est aussi en remettant la finance à sa place que nous pourrons dégager les marges de manœuvre nécessaire à un futur soutenable.


Ce n’est pas uniquement par de légères modifications du système financier que nous parviendrons à résoudre cette crise globale mais pourquoi pas en proposant par un multilatéralisme refondé, une véritable solidarité planétaire entre les Etats et entre les générations. Telle est la seule voie pour un monde nouveau, le courage est de la prendre dès maintenant. La planète ne peut plus attendre. Le prochain grand rendez-vous de la diplomatie climat aura lieu au Qatar, le plus grand émetteur de CO2 par habitant au monde.



Sources : Lemonde, Libération, Europe1, Noventic, Metrofrance, meteofrance

lundi 28 novembre 2011

Catastrophes naturelles en série: le réchauffement climatique en cause



Avant que les négociations sur le climat à l’ONU ne commencent le 28 Novembre à Durban (Afrique du Sud),  le Groupe d'experts sur l'évolution du climat, le GIEC, a publié un rapport  le plus complet mené à ce jour, sur les épisodes météorologiques extrêmes. Pour la première fois, les Scientifiques et les climatologues font le lien entre ces catastrophes naturelles et le réchauffement climatique. 

En 2010, les médias nous ont relayés entre autres, les  incendies au Texas, en Sibérie, la sécheresse famine dans la corne de l’Afrique, la plus grande inondation du siècle en Thaïlande, des inondations sans précédent au Pakistan et en Inde, sans oublier l’ouragan Irène qui a profondément touché la Côte Est des Etats-Unis. Les experts ont estimé à 148 milliards d’euros le montant des dégâts de ces catastrophes naturelles en 2010, alors que ce chiffre n’était que de quelques milliards dans les années 1980, sans parler du bilan humain, de plus en plus lourd chaque année.

Toutes ces catastrophes ont été scrupuleusement étudiées par le GIEC composé de 220 chercheurs, issus de 62 pays différents pendant 3 ans. Leur constat est alarmant : certaines de ces catastrophes naturelles d’effet météo extrême sont liées à l’effet de serre et donc aux activités humaines. On ne parlerait donc plus de catastrophes naturelles mais de catastrophes issues des activités humaines.

Pour les vagues de chaleur, voici le scénario imaginé par les chercheurs : si rien ne change du coté de nos émissions de CO2, nous avons actuellement des pics de température tout les vingt ans. D’ici 2050, ces pics se produiront tous les 5 ans et tous les deux ans d’ici la fin du siècle. Il en va de même pour les pics de pluie qui seront de plus en plus fréquent.
Concernant les cyclones, leur densité va augmenter, avec des vents beaucoup plus forts, des sécheresses plus nombreuses surtout dans les zones vulnérables de notre planète : centre des EU, Amérique centrale, l’Afrique Australe, et le pourtour méditerranéen.

"Ce rapport lance une nouvelle alarme", a souligné Connie Hedegaard, commissaire européenne pour le climat, dans un communiqué publié à Bruxelles. "Avec tout ce que l'on sait et les arguments rationnels en faveur d'une action urgente, il est frustrant de voir que quelques gouvernements ne manifestent pas de volonté d'agir".

Peut-on éviter ces prévisions ? Le climatologue « Jean Jouzel » nous répond que « tout doit être fait pour limiter le réchauffement climatique et notre priorité, c’est de limiter nos émissions de gaz à effets de serre ». Reste à savoir si nos gouvernements sont du même avis et prendront la crise actuelle comme une opportunité de se développer tout en limitant notre impact sur le climat.

Sources : France2 et Rtbf

Les logements étudiants recyclés de l’Université d’Agder en Norvège


L’université d’Agder en Norvège propose à ses étudiants des logements containers.

Le principe est simple : un ancien container autrefois utilisé pour le transport de marchandises recyclé en un petit appartement individuel de 13m² avec un coin chambre, une cuisine et une salle de bain privatives.

En France, ce type de logements se développe doucement mais il reste encore des progrès à accomplir…
Comme quoi, quand l’inspiration n’est pas innée en termes de développement durable, il suffit d’aller voir chez le voisin pour protéger sa planète !

mercredi 9 novembre 2011

Citoyen responsable avec les produits "Bio"




Aujourd’hui le citoyen prend ses responsabilités face aux dérèglements environnementaux. Que peut faire le citoyen pour inverser la vapeur ?

Dérèglements climatiques: tous concernés !

Aujourd’hui la question du dérèglement climatique est connue de tous. Que ce soient les scientifiques, les gouvernements ou les ONG, tous tirent la sonnette d’alarme. La problématique n’est plus d'étudier si ce dérèglement est avéré ou si les populations sont au courant. Il s'agit plutôt de savoir si elles en ont conscience et sauront agir concrètement pour résorber le problème. 

dimanche 6 novembre 2011

L’agriculteur venu de l’Espace.




En France depuis quelques années, de nouvelles technologies ont fait leur apparition dans les exploitations agricoles. On ne parle pas là du dernier engrais à la mode mais bien d’une révolution technologique. L’espace vient au secours de l’agriculture terrestre pour donner une agriculture « de précision ».

vendredi 21 octobre 2011

Le Pétrole Bleu, le nouveau bio-carburant

Certains mots ou expressions sont associés de façon très forte à des images. Quand on parle de « révolution technologique » on pense à l'Iphone, au Blackberry ou du dernier laptop. A l’opposé, quand on parle  d’algues  l’image visualisée ressemble plutôt à un fléau vert visqueux qui envahit les plages bretonnes chaque année.

Et pourtant cette chose verte informe est la petite merveille qui permet à l’Homme de continuer à soigner son addiction au pétrole en en fabriquant lui-même, ce pétrole artificiel a pour doux nom « Pétrole Bleu ».

dimanche 16 octobre 2011

Timbre vert – Le courrier éco-responsable

Les plus littéraires l’auront remarqué…Cette semaine un nouveau timbre postal dit « éco-responsable » a vu le jour. Moyennant la somme de 57 centimes d’€uros pour une lettre de 20 grammes, ce timbre vert a l’ambition de délivrer vos courriers sous 48 heures par voie ferroviaire et non plus par avion.

dimanche 11 septembre 2011

DECHETS : QUELLES (ÉCO)PRATIQUES AU BUREAU ?


Riposte Verte, avec l'Observatoire de l'éco-responsabilité du tertiaire, livre les résultats de son enquête « DECHETS : QUELLES (ÉCO)PRATIQUES AU BUREAU ? », menée en juin 2011 auprès de 768 personnes.